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Daniel Brière: Nous suivons de près ce qui se passe en Amérique et
c’est très frustrant de voir comment Gary Bettman contrôle la
situation et essaie de diriger tout le monde. Il se fout du hockey et
il n’a qu’un seul but, briser l’Union.
Tout le monde sait que Bettman ne connaît rien du hockey et il va
falloir que ce soit quelqu’un qui connaît ça qui prenne sa place. S’il
n’y a pas d’entente présentement, c’est parce qu’il a peur de perdre
son boulot.
Simon Gagné : En me levant ce matin, j’étais confiant de voir
le conflit se régler mais lorsque j’ai reçu un appel pour me dire que
la saison était annulée, ce fut comme une claque au visage; c’est
décevant et frustrant. Nous avions donné beaucoup, le 24% en décembre
a fait peur à plusieurs joueurs. Dernièrement, nous avions fait un
autre pas en avant en acceptant le plafond.
Nous étions tellement proche et j’étais excité de voir le hockey
reprendre. Mais l’annulation de la saison va faire mal au hockey.
Maintenant que Gary Bettman a retiré son offre, il ramène les deux
parties à la case départ plutôt que de continuer sur la voie où nous
étions.
Marc Denis: C’est une grande déception de voir l’annulation de
la saison et c’est très difficile de comprendre pourquoi la Ligue
nationale et l’Association des joueurs n’ont pu s’entendre après
autant de progrès.
Quand nous avons vu que Gary Bettman laissait tomber le lien entre les
salaires et les revenus, nous avons accepté le plafond salarial, ce
qui nous donnait un partenaire avec qui négocier. On croyait qu’il
allait comprendre que l’AJLNH avait tout fait pour régler le conflit à
court et à long terme, mais il semble que non.
Bettman a pris du temps avant de dévoiler sa date butoir et quand il
l’a fait, il y a eu des progrès immenses. Il était toutefois trop
tard.
Steve Bégin : Dans une négociation, il faut que les deux côtés
en donnent et en prennent. Dans cette négociation, il y a un côté qui
n'a rien donné.
Martin St-Louis : La saison est annulée et je vais arrêter d'y
penser pendant un certain temps parce ce que c'est épuisant
mentalement.
Ian Lapperière: S'il y avait eu un vote secret parmi les
propriétaires, je pense qu'on aurait eu une petite surprise là aussi.
Des équipes comme Detroit ou Colorado avaient un beau système en main
dans l'offre d'hier. C'est un système pour faire de l'argent. Même M.
Boivin, à Montréal, pourrait faire de l'argent avec un tel système. |