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Oilers d'Edmonton (1979-80 à 1987-88) |
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À sa première saison, en 1979-1980, Gretzky ne déçoit pas. Il récolte 51 buts et 86 mentions d’aide pour un total de 137 points, bon pour le 2e rang des marqueurs et remporte le trophée Hart. Il obtient même sept passes dans un seul match. La "merveille" ne s’arrête pas là, lors de sa deuxième saison, il inscrit 164 points, le record absolu. La saison 1981-1982 du 99 est exceptionnelle. Il bat un premier record de 50 buts en 39 parties, alors qu’avant lui Maurice Richard avait compté 50 buts en 50 parties. Il réalise l'exploit en marquant 4 et 5 buts lors des matchs 38 et 39. Un peu plus tard cette année là, Gretzky brise le record de 77 buts en une saison de Phil Esposito. Il termine finalement la saison avec 92 buts, une marque qui tient toujours. Il enregistre également 120 passes pour un total de 212 points... tout les records sont tombent avec une facilité déconcertante. En 1982-83, alors qu'il établit un nouveau record, celui des points marqués en séries avec 38, il ne parvient pourtant pas à inscrire un seul but contre les Islanders de New York en finale. Pour la première fois depuis presque deux cents rencontres, les Oilers subissent même le blanchissage. Malgré tout leurs succès et leur arrogance, la fameuse Coupe Stanley échappe encore une fois aux Oilers. Gretzky débutera la saison suivante sur une séquence incroyable de 51 parties consécutives avec au moins un point par match. La séquence se terminera le 28 janvier, durant cette période, il amasse 61 buts et 98 passes pour 159 points. Cette saison là, le tout nouveau capitaine des Oilers brisera la marque de la meilleure moyenne de but par match (1.18) et celle des points par match (2.77). Même si les Oilers se démarque par leur offensive, un peu à l'image des Islanders, il adopte un jeu plus conscient de la défensive lors des séries. La stratégie marche, la Coupe débarque enfin à Edmonton. Sur la glace Gretzky est partout. Son sens de l’anticipation et surtout sa vision du jeu profitent à tous les membres de son équipe. À côté de la "Merveille", tout le monde devient un grand joueur : même le dur à cuir Dave Semenko, dont le rôle est de protéger Gretzky, connaît des saisons de plus de 20 buts. Ses coéquipiers n’ont qu’à se démarquer du joueur adverse pour profiter d’une brillante passe du 99 et compter. Durant les séries éliminatoires de 1985, il atteint un sommet de la Ligue avec 47 points et mène les Oilers a une 2e Coupe Stanley consécutive. À ses six premières saisons dans la LNH, Gretzky enfile 429 buts et récolte 693 passes, pour un total de 1122 points. Le record de 1850 points (801 buts, 1049 passes) de Gordie Howe, réalisé en 26 saisons, est à sa portée. C'est en 1985-86 que le 99 établira son record de 215 points (52 buts et 163 passes). Après une douloureuse élimination aux mains de leurs ennemis jurés, les Flames de Calgary en 1986, Gretzky et les siens savourent d'autant mieux la revanche la saison suivante, où ils s'envolent vers deux Coupes Stanley supplémentaires. En 1988, les Oilers font face aux Bruins de Boston en finale de la coupe Stanley. Quoique les Bruins s’avèrent l’équipe la plus apte à offrir une opposition sérieuse aux Oilers, ceux-ci gagnent facilement la série 4 parties à 0. Pas surprenant, les Oilers constituent la plus puissante équipe de la décennie 1980. Ils viennent de remporter leur quatrième coupe Stanley en cinq ans. Seule ombre au tableau, pour la première fois en 8 ans, Gretzky concède le championnat des marqueurs à un certain Mario Lemieux. Plusieurs observateurs considèrent les Oilers d’Edmonton des années 1980 comme la meilleure équipe de hockey de l’histoire. Wayne Gretzky est la principale raison de cet attribut, mais il n’est pas seul. Autour de lui gravite un remarquable noyau de joueurs : le Finlandais Jari Kurri, l’ailier favori de Gretzky, toujours prêt à compléter ses jeux; le puissant centre Mark Messier; le fougueux ailier Glen Anderson; Paul Coffey, prolifique défenseur transféré à Pittsburgh en 1987; et le gardien Grant Fuhr, sur qui l’équipe peut compter lors de situations sous tension. Les Oilers d’Edmonton des années 1980 sont tellement puissants offensivement que la LNH doit modifier un règlement pour les ralentir. Étant tout simplement trop forts pour leurs adversaires à quatre contre quatre, la Ligue nationale décide qu’en cas de pénalités mineures doubles le jeu se fera à cinq contre cinq, à la demande des autres équipes. En juillet 1988, Wayne Gretzky lie sa destiné à l’actrice hollywoodienne Janet Jones... quelques semaines plus tard, la nouvelle tombe et fait l'effet d'une bombe... la "Merveille" est échangé aux Kings de Los Angeles.
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