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Biographie |
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Né le 4 août 1921, Maurice Richard a grandi dans le quartier Nouveau-Bordeaux à Montréal, dans une maison construite par son grand-père. Il était le deuxième de huit enfants, fils d'Osénime et Alice Richard qui avaient quitté la Gaspésie pour s'établir à Montréal où Osénime travailla comme menuisier pour le Canadien Pacifique. Tout comme son père, Maurice excellait au baseball, mais il préféra le hockey. Il n'avait que quatre ans lorsqu'il reçu sa première paire de patins et à onze ans, il jouait déjà avec le Club de l'École St-François-de-Laval. Excellant partout où il passait, il graduera rapidement à des équipes plus puissantes. Au début de l'adolescence, Richard fit la rencontre de Paul Stuart, un Montréalais qui parrainait des hockeyeurs de langue française de la région. Il introduisit Richard dans la ligue et il devint l'un de ses premiers protecteurs. Stuart inscrit même Richard à des cours de boxe donnés par Harry Hurst pour qu'il puisse devenir plus robuste. À seize ans, il évoluait pour quatre équipes et ce sept jours semaine Richard portera les couleurs du club de Bordeaux où il habitait, du club Paul-Émile Paquette, du club Omer Barrière chaussures et à Lachine avec l'équipe de l'École technique dans une ligue junior B. À dix-sept ans, il attira l'attention d'Aurèle Joliat et d'Arthur Therrien, entraîneur sur la scène régionale. Therrien le fit passer aux Maple Leafs de Verdun, l'une des meilleures équipes écoles du Canadien de Montréal. Après une saison à Verdun, il disputa deux saisons avec l'équipe senior des Canadiens, où il subit plusieurs blessures. En raison d'une blessure à une cheville, il avait été exempté de faire son service militaire et ce qui lui permit de débuter sa carrière dans le hockey professionnel. Entre temps, Maurice avait fait la rencontre de Lucille, le hockey a été à l'origine de leur union. Maurice avait dix-sept ans et il jouait pour l'équipe de Paul-Émile Paquette lorsqu'il fit la rencontre de Lucille, quatre ans plus jeune que lui. Après les matchs du Paquette, le père de Lucille qui était à la tête de l'équipe invitait chez lui les joueurs et leurs amies pour danser et s'amuser. À peine quatre ans plus tard, les jeunes amoureux annonçaient leur mariage, Maurice Richard faisait alors parti du Canadien senior. Avec le Canadien de Montréal À son premier match avec le Canadien Senior, Richard subissait une fracture de la cheville et la saison suivante, il se brisait le poignet gauche ne disputant que très peu de matchs en deux saisons dans le circuit senior. À l'automne 1942, il recevait toutefois une invitation au camp d'entraînement du Canadien qui avait acheté son contrat, cependant la malchance allait le poursuivre alors qu'il subissait plusieurs blessures à sa saison recrue avec le Canadien... sa prometteuse carrière était compromise, on avait bien des doutes sur la possibilité de le voir connaître une carrière dans la LNH. La direction du Canadien tenta de l'échanger aux Rangers de New York en retour du joueur de centre Phil Watson, mais ces derniers refusèrent le marché. Le Canadien le retourna donc dans les ligues mineures, où il évolua pendant quelques mois. À la fin de la saison 1942-1943, il était rappelé par le Canadien et il récolta 11 points en 16 parties, il ne retournera jamais plus dans les rangs mineurs. La remarquable performance qu'il démontra pendant la deuxième année avec l'équipe, en 1943, et qui permit à la coupe Stanley de retourner à Montréal après dix-neuf ans d'absence, dissipa tous les doutes à son sujet et c'est ainsi que la légende naissait.. Il était le héros d'une population francophone qui tentait de se sortir de la grande noirceur et de l'oppression. Au cours de sa glorieuse carrière de 18 saisons avec le Canadien, Maurice Richard aura tout conquis et acquis. Des championnats, des coupes Stanley, le respect de ses adversaires et le coeur des amateurs. Il était une sorte de chevalier sans peur, qui marquait des buts spectaculaires l'ayant élevé au rang des grandes légendes du sport. Personnage devenu mythique, le Rocket aura écrit quelques-unes des plus belles pages d'histoire de la Ligue nationale de hockey. " Pour le peuple québécois, Maurice Richard était en quelque sorte le drapeau que nous n'avions pas encore à l'époque ", a déjà déclaré Camil DesRoches, longtemps directeur de la publicité chez le Canadien. Lorsqu'il fonçait à toute vitesse vers les gardiens de but, avec ses yeux rageurs, l'adversaire ne pouvait faire qu'être intimidé. Certains gardiens ont avoué qu'ils avaient peur en voyant Richard se ruer vers eux. Son caractère bouillant lui a souvent causé des ennuis, mais c'était aussi sa marque de commerce. Il jouait avec l'énergie du désespoir, comme si chaque match avait l'importance d'une partie décisive pour la coupe Stanley. Rares sont les hockeyeurs qui ont eu un tel impact et qui ont joué un rôle aussi important dans les succès de leur équipe. Il n'y a eu qu'un seul Maurice Richard.
De 1942 jusqu'à sa retraite en 1960, le «Rocket» a
participé à 1111 parties régulières et éliminatoires et il a réussi 1
091 points, 626 buts et 465 assistances, une moyenne d'un point par
partie malgré toutes les blessures qui l'ont accablé au fil des
années. Timide et taciturne, Richard s'enfermait souvent dans sa coquille avant ou après un match. Lors des longs voyages à l'étranger en train, il lui arrivait souvent de se retrouver seul dans son coin, pendant que ses coéquipiers s'amusaient en jouant aux cartes. Il appréciait l'amour du public, même s'il ne pensait pas en mériter autant. "Je ne suis qu'un joueur de hockey et je ne mérite pas toute cette attention, avait-il déclaré alors qu'il était au sommet de sa gloire. Il y a de meilleurs joueurs que moi, mais peut-être ne travaillent-ils pas aussi fort..." Poussé par l'orgueil et le courage il voulait être le meilleur et il l'est devenu. La retraite et après carrièreÀ 39 ans et après 18 saisons de dévotion, Maurice Richard annonçait sa retraite le 15 septembre 1960, en plein camp d'entraînement. L'âge et les blessures avaient fini par avoir raison de lui. "Je suis devenu trop fragile et mes réflexes ne sont plus les mêmes. Si je continue, je risque de subir de sérieuses blessures", avait expliqué Richard, qui avait enregistré des productions de 15, 17 et 19 buts à ses trois dernières saisons. Il s'était présenté au camp d'entraînement à 207 livres et il éprouvait beaucoup de difficultés à suivre le rythme, même s'il avait connu un match de quatre buts contre Jacques Plante. Après là séance d'entraînement matinale du 15 septembre, Richard avait demandé à Camil DesRoches de convoquer les journalistes le soir même à l'hôtel Reine Élizabeth. La nouvelle de sa retraite a eu l'effet d'une bombe. "Aujourd'hui, je prends la décision la plus difficile de ma vie, mais je n'ai pas le choix. Ça fait deux ans que je pense à la retraite à cause de mes nombreuses blessures", avait annoncé le Rocket ému, qui tenait à se retirer avant que le public ne se mette à le critiquer. En mai 1960, le directeur général Frank Selke avait offert à Richard un poste dans l'organisation du Canadien, au même salaire, s'il décidait d'abandonner avant le début de la saison 1960-1961, ce qu'il a fait.Une fois à la retraite, Maurice Richard a représenté le Canadien et la Brasserie Molson. Il a aussi joué le même rôle pour la compagnie d'huile S. Albert. Toujours aussi populaire auprès des foules il a par la suite voyagé à travers le Canada pour promouvoir le hockey comme discipline chez les jeunes.Les relations entre lui et la direction de l'équipe n'ont pas toujours été de tout repos. Ayant toujours fait parti de l'action, il n'aimait pas son rôle de figurant. Après cinq années de services pour le Canadien, Richard quitta son poste sur un coup de tête. Fatigué de ne pas être consulté par la haute direction, il quitta son bureau un après-midi et il remit sa démission le lendemain. Toujours froissé par ce manque de considération à son égard, Richard bouda par la suite les soirées consacrées en l'honneur de Jean Béliveau et de Toe Blake. Avec les 350 000 $ qu'il avait en banque, il créa sa propre entreprise d'articles de pêche et prêta son nom à un restaurant. Pour se maintenir en forme, il arbitrait des matchs dans diverses ligues de la région montréalaise. Il fit aussi un bref retour au hockey professionnel en dirigeant les Nordiques à leurs débuts dans l'Association mondiale de hockey en 1972. Sa carrière d'entraîneur en chef ne dura que deux petites semaines, Richard ne se sentant pas à l'aise dans ce rôle. En 1973, le Rocket fit la paix avec la direction du Canadien lors d'une soirée en l'honneur de son frère Henri et, en 1980, il devenait de nouveau un salarié du Canadien à titre d'ambassadeur de l'équipe. Au fil des ans, tous ceux qui ont été touchés par les performances et réalisations du Rocket ont pu lui témoigner leur affection et leur reconnaissance de mille façons. On n'a qu'à se rappeler l'interminable ovation que lui ont réservée les amateurs, en mars 1996, quand on a fermé le Forum: de très longues minutes qui ont poussé Maurice Richard à verser des larmes de surprise, seul, au centre de la patinoire. "Ce fut incroyable, avait-il dit après coup. Ça dépasse ce à quoi je m'attendais. J'ai été surpris." Une semaine plus tard, le peuple lui refaisait le même coup lors de l'ouverture officielle du Centre Molson. Puis, trois ans plus tard, même scénario lors du lancement de la mini-série Maurice Richard: histoire d'un Canadien, au Centre Molson. "Je ne comprends pas qu'on m'aime ainsi", déclarait-il à des proches à sa sortie de scène. De ces hommages, il y en avait eu plusieurs avant ces deux soirées, et de toutes natures. Que ce soit le retrait de son numéro 9, à l'automne 1960 au Forum, ou lors de ce gala au Château Champlain, en 1989, où le célèbre animateur Roger Baulu avait parlé de lui comme "un dieu avec le diable au corps". Certaines de ces preuves d'affection permettront aux Québécois, et aux amateurs en général, de toujours se souvenir, que ce soit par sa statue ou par le trophée maintenant décerné au meilleur marqueur de la LNH, qui fera rayonner son nom à travers le reste de l'Amérique.
Un monument nous quitte Le 11 mars 1998 une terrible nouvelle frappait, le Rocket était atteint d'un cancer et était traité pour une tumeur cancéreuse à l'abdomen. Alors en rémission, la malchance se poursuivait lorsqu'on annonçait le 17 mai 2000 que la santé du Rocket se détériorait et que ses médecins avaient récemment diagnostiqué chez lui un début de Parkinson. Quelques jours plus tard, le 27 mai 2000, peu de temps après avoir sombré dans le coma, le Rocket décédait plongeant le Québec et le monde du hockey dans le deuil. L'homme, la grande vedette qui avait aidé le Québec à se libérer de l'oppression et contribué à faire du canadien la plus célèbre équipe de l'histoire n'était plus, mais la légende et son héritage, eux, demeureront à jamais. *l'extrait suivant est tiré du livre L'Idole d'un peuple, de Jean-Marie Pellerin.
Mme Richard a intensément partagé avec son mari la passion de celui-ci
pour le hockey.
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