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Après sa première saison formidable en tant
que recrue où le Canadien ramenait la Coupe Stanley à Montréal, Serge
Savard échangea Steve Penney aux Jets de Winnipeg en retour de Brian
Hayward, de cette façon, la position de Roy en tant que numéro un n'allait
pas être remise en question. Le Canadien termina 5e au classement général
utilisant un système d'alternance assez régulier de ses gardiens.
Après avoir éliminé Boston et Québec, ils s'inclinèrent finalement en six
matchs face aux Flyers de Philadelphie en finale de la conférence Prince
Galles. Devant les bonnes performances de Hayward, Roy n'allait
jouer que six des dix-sept matchs du Canadien, remportant quatre d'entre
eux. Une situation qui ne plaisait guère à Roy, ce dernier voulait garder
les buts à chaque match, il adorait être en charge et aimait la pression
et les défis, mais son entraîneur Jean Perron, préférait garder ses
gardiens frais et dispos. Roy et Hayward remportaient le premier de
trois trophées Jennings consécutifs. À partir de la saison suivante,
même si Hayward allait garder les buts de temps à autres en séries,
Patrick Roy gardait la majorité des matchs... le Canadien accumulait des
saisons régulières plus que respectables et ne se faisait jamais sortir en
première ronde des séries.
Été 87, Patrick Roy est invité au camp
d'entraînement d'équipe Canada, il participera à un seul match hors
concours où il obtiendra la première étoile, avant d'être retranché du
camp. Lors de la saison 87-88, il allait être
suspendu pour huit parties par la LNH après avoir cinglé Warren Babe des
North Stars du Minnesota, sanction jugée sévère à l'époque et qui souleva
l'ire des partisans du Canadien... à son premier match à son retour, il
repoussait les 33 lancers des Black Hawks pour obtenir le blanchissage.
Cette année là, il était nommé sur la 2e équipe d'étoiles de la LNH et
était invité à son premier match des étoiles. Roy développait son
style papillon sous les conseils de François Allaire, style pratiqué à
l'occasion par Glenn Hall et Clint Benedict il y a des décennies.
Plusieurs jeunes gardiens de la province de Québec qui idolâtrait Patrick
Roy furent influencés par son style et ses succès, ce qui amena une
nouvelle génération de gardiens québécois qui plus tard, perça très loin
dans les rangs professionnels et dans la LNH. Pat Burns fut nommé
remplaçant à Jean Perron à l'aube de la saison 88-89, et après un argument
entre lui et Roy au début de la saison, une relation de respect s'installa
entre les deux hommes. Burns était franc et direct et cette façon de
faire était respectée de ses joueurs, il poursuivi avec le système
d'alternance et habituellement, Roy était son gardien à domicile et
Hayward, celui sur la route... la situation était claire et les gardiens
savaient à quoi s'en tenir. Cette année là, Patrick Roy ne perdit
que cinq des 44 départs auxquels il participa. Il termina la saison avec
une fiche de 23 victoires, aucune défaite et deux matchs nuls à domicile
battant ainsi un très vieux record du Canadien de matchs consécutifs sans
défaites à domicile de Bill Durnan, sans compter une séquence de dix-sept
matchs sans défaite sur la route et à domicile... c'est durant cette
séquence, en mars, que son premier enfant, Jonathan, vint au monde.
Lors des séries éliminatoires, Roy mena le Canadien à leur première finale
de la coupe Stanley en trois ans, mais ils s'inclinèrent face aux Flames
de Calgary, champions de la saison régulière, en 6 rencontres... ce
sera la seule et unique fois où Roy perdra une finale de la Coupe Stanley
en cinq occasions. La saison terminée, il rajouta un trophée Vezina,
un trophée Trico (meilleur % d'arrêt), un troisième Trophée Jennings et
était nommé sur la première équipe d'étoile... le statut de Roy en tant
que gardien élite était maintenant établi.
La saison suivante allait être tout aussi
satisfaisante pour Roy alors qu'il ajoutait un second Trophée Vezina à son
palmarès, le Canadien allait toutefois s'incliner contre les Bruins de
Boston lors de la deuxième ronde des éliminatoires... à peine un mois
après cette élimination, Patrick Roy épousait Michèle Piuze, enceinte de
son deuxième enfant. De son côté, Brian Hayward avait connu une
saison assez difficile et fut échangé aux North Stars du Minnesota, Roy
était prêt à assumer le gros du travail seul. Malheureusement pour
lui, trois blessures le gardèrent hors du jeu pendant plusieurs semaines,
ça lui a malgré tout permis d'être présent lorsque son 2e fils, Frédérik
vit le jour. Durant cette séquence, André Racicot, Jean-Claude
Bergeron et Frédérique Chabot assumèrent la relève, cumulant une fiche
combinée de quatorze victoires, quinze défaites et cinq matchs nuls, alors
que Roy n'allait perdre que quinze matchs dans les 46 auxquels il prit
part cette année là. C'est ce qui fit dire à Pat Burns que Roy était
le "Wayne Gretzky de Montréal", d'un autre côté, la direction du Canadien
interprétait cette déclaration comme un aveu de Burns à ne pouvoir faire
gagner le club sans Patrick Roy. Scénario identique en
séries, avec un Roy revenant à peine d'une blessure et rouillé, Montréal
sorti Buffalo, mais les Bruins venait à bout du Canadien en sept matchs
lors de la deuxième ronde. L'été suivant, Roy déclina l'invitation
d'équipe Canada, qui devait participer à la Coupe Canada, étant donné une
opération chirurgicale qu'il devait subir au nez. En 91-92, Roy allait garder les buts pour plus de soixante matchs
pour la première fois en sept ans de carrière... combien de victoires
supplémentaires aurait-il pu ajouter à son total de 551 si il avait joué
plus de soixante parties à partir de sa première saison comme Martin
Brodeur a eu la chance de faire? Remis de ses blessures, Roy améliorait
des marques personnelles au niveau des victoires, moyenne et pourcentage
d'arrêt, il remportait un troisième trophée Vezina, un quatrième Jennings,
match des étoiles, nomination sur la première équipe d'étoile et terminait
au 2e rang à la course au trophée Hart étant écarté de peu par Mark
Messier des Rangers de New York. Cependant en séries, les Bruins
devaient à nouveau battre le Canadien en deuxième ronde, et ce, en quatre
matchs consécutifs... on commençait à murmurer que Roy pourrait servir de
monnaie d'échange pour obtenir les services de la jeune sensation, Eric Lindros, premier choix des Nordiques de Québec, mais qui demandait
catégoriquement un échange. Au lieu d'être échangé, Roy fut signé
pour plusieurs millions, un montant considérable à l'époque... à cette
époque,
seul Gretzky et Mario Lemieux gagnait autant d'argent. Pat Burns était ensuite congédié et remplacé
par Jacques Demers.
Jacques Demers préconisait un différent
style de gestion, il laisser libre à Roy de décider des matchs auxquels il
voulait prendre part et la liberté de ne pas prendre part aux
entraînements lorsqu'il était fatigué... Demers fut quelque peu critiqué
pour cette façon de faire, mais même plusieurs années après avoir quitté
le métier d'entraîneur, il justifiait sa décision en affirmant que les
joueurs comme Roy, Yzerman et Gilmour dont il a été l'entraîneur, sont
dans une classe à part, ils aiment avoir plus de responsabilités et on se
doit de leur donner plus d'espace et de marche de manoeuvre.
Les déboires des dernières séries semblèrent
se transporter dans la saison 92-93 pour roy, ses statistiques étaient mauvaises et
la pression de son nouveau contrat pesait de plus en plus lourd.
Ayant été nommé gardien partant du match des étoiles par les partisans,
Roy connu une horrible performance lors du concours d'habileté et la foule
du forum le hua, le lendemain lors du match des étoiles, il devint un des
seuls gardien à blanchir l'adversaire pendant une période lors d'un match
des étoiles de l'ère moderne... c'était quand même bien peu pour combler
les partisans exigeants de Montréal. Cette aussi à cette époque que
la compagnie de cartes de hockey Upper Deck fit sa promotion ayant en
avant plan Patrick Roy, et des publicités étaient affichées un peu partout
dans la ville où on pouvait lire "échangez Roy", suggérant aux amateurs de cartes de
hockey d'échanger leurs cartes, cela prit une tournure différente alors
que les fans mécontents de son rendement suggéraient plutôt que l'on
échange le gardien à une autre formation... du côté des médias, la
critique n'était guère plus élogieuse. Malgré tout, le Canadien
connaissait tout de même une bonne saison, mais vers la fin de la saison,
tout s'écroula... Montréal ne remportait que trois de ses treize derniers
matchs et déjà, on prévoyait une élimination hâtive en séries, qui plus
est, leurs adversaires en première ronde allaient être leurs grands rivaux
de la "20", les Nordiques de Québec.
La série débutait à Québec et les Nordiques
remportèrent les deux premiers matchs, n'en fallait pas plus aux partisans
du tricolore pour réclamer la présence d'André "red
light" Racicot lors du
troisième match. Dans les journaux, on titrait, "Hextall supérieur à
Roy". Daniel Bouchard, autrefois idole de Patrick Roy et
maintenant devenu
entraîneur des gardiens des Nordiques déclara publiquement que les
Nordiques avaient trouvé la faille chez Roy. La pression était à son
comble, le spectre et l'humiliation de l'élimination en quatre contre
Boston l'année précédente planait toujours, ayant à dos les partisans de
Québec et une partie de ceux de Montréal qui réclamaient Racicot, sans
compter les médias qui en rajoutaient en soulignant le généreux contrat
attribué à Roy et maintenant les déclarations de Bouchard. Mais
Jacques Demers resta fidèle à son gardien malgré l'opinion publique qui
demandait un changement de gardien, Montréal remportait le troisième match
de peine et de misère en prolongation et créait l'égalité dans la série 2
jours plus tard. La série retournait donc à Québec, alors que le
Canadien menait quatre à deux en deuxième période, Roy fut atteint de
lancer à l'épaule et blessé sérieusement. Quelques minutes plus
tard, il accordait un troisième but au Nordiques alors qu'il avait peine à
se déplacer... il allait alors se retirer lui même du match. Le
message envoyé à la galerie de presse en provenance du vestiaire du
Canadien était que Roy ne reviendrait pas dans la rencontre, incommodé par
une blessure à l'épaule... avec Racicot dans les filets, les Nordiques
créaient rapidement l'égalité 4-4. Roy demanda au médecin de
l'équipe de lui anesthésier l'épaule et il revint devant les filets au
début de la troisième période, il n'accorda plus de but aux Nordiques et
le Canadien devait l'emportait en prolongation plus tard ce soir là.
Victoire qui s'est avérée cruciale, le match numéro six fut facilement
remporté, les Nordiques étaient éliminés et Roy redevenu un sauveur en
l'espace de quatre parties.
Fort de leur quatre victoires consécutives,
ils en rajoutèrent sept autres contre Buffalo et les Islanders de New York
pour égaliser le record de onze. Lors de cette séquences de onze
victoires consécutives, sept ont été remportées en prolongation. Le
Canadien allait se débarrasser des Islanders en cinq matchs et accédait à
la finale de la Coupe Stanley contre Wayne Gretzky et les Kings de Los
Angeles. Le Canadien semblait rouillé lors du premier match de la
finale alors qu'ils n'avaient pas joué depuis une semaine et Gretzky en
profita pour voler la vedette, les Kings remportant facilement le premier
match. Plus tard ce soir là, l'épouse de Roy allait être admis à
l'hôpital et donnait naissance à leur troisième enfant, Jana. Le
Canadien vola le match numéro 2 marquant avec quelques secondes à faire au
match pour égaliser le pointage et se sauver avec le match avec une 8e
victoire consécutives en prolongation. La série se transportait à
Los Angeles et là aussi, les deux matchs allaient se rendre en
prolongation, le Canadien ajoutant deux autres victoires à son total de
victoires en prolongation. Juste avant le match numéro quatre, Roy déclara
à ses coéquipiers qu'il n'allouerait pas plus de 2 buts, lors de la
prolongation ce soir là, Roy bloqua un lancer dangereux de Luc Robitaille
et il fit un clin d'oeil à Patrick Sandstrom qui s'acharnait à frapper sa
mitaine en espoir d'un retour... Roy déclara plus tard qu'il voulait
démontrer à Sandstrom que ça serait difficile et qu'il était bien en
contrôle de la situation... le clin d'oeil bien capté par les caméras de
télévision et démontrant l'arrogance et la confiance de Roy fut plus tard
immortalisé sur des affiches, chandails, cartes de hockey, etc. De
retour à Montréal, le Canadien remportait le cinquième match et du
même
coup, la 24e Coupe Stanley de son histoire et la dernière de l'illustre
histoire du forum de Montréal... Roy se méritait un 2e
trophée Conn Smythe, exploit accompli par seulement quatre autres joueurs
dans l'histoire. Deux mois à peine après avoir été conspué, alors
que l'on réclamait son échange, Roy avait égalisé le record de onze
victoire consécutives en séries, nouveaux records de victoire en
prolongation et victoire consécutives en prolongation avec dix, ajouté une
Coupe Stanley et un Conn Smythe à son répertoire, et ceux là même qui
réclamaient sa tête il n'y a pas si longtemps, l'acclamait
maintenant. C'est à ce moment que Roy est entré dans la légende, il
faisait maintenant parti de la longue lignée de gardiens exceptionnels qui
ont défilé à Montréal au fil des ans tels que Jacques Plante et Ken
Dryden... le défi lancé par ce dernier après la victoire en finale de 86
était relevé.
Montréal était en folie, Roy venait de leur
procurer une 2e Coupe Stanley, devenues très rares depuis la disparition
de la dynastie des années 70, on assistait à un défilé mémorable suivi de
party d'équipe à la résidence de Roy où la Coupe Stanley termina sa soirée
dans le fond de sa piscine. Quelques semaines plus tard, le contrat
de Patrick Roy était renégocié et on allait lui accorder seize millions
distribués sur quatre ans, ainsi qu'une clause de non échange... Roy
déclara que ce contrat allait probablement être le dernier de sa carrière
et qu'il se retirerait à sa conclusion.
La saison suivante le Canadien amassa 96
points alors que Roy remportait 35 matchs contre seulement dix-sept
défaites, cependant, lorsque Roy n'était pas d'office, ses remplaçants,
Les Kuntar et André Racicot n'accomplissaient pas le travail, à la veille
des séries le Canadien fit l'acquisition de Ron Tugnutt pour seconder
Patrick Roy. Optimiste à l'aube des séries, le Canadien devaient
affronter leurs éternels rivaux, les Bruins de Boston, après avoir divisé
les honneurs des deux premiers matchs à Boston, le ciel tomba sur la tête
du Canadien. Après le deuxième match, des douleurs persistantes à
l'estomac forcèrent Roy à se rendre à l'hôpital, et il fut diagnostiqué
d'une appendicite aigue, il refusa une chirurgie qui aurait mis fin à ses
séries et fut traité au antibiotiques et alité. Il du regarder la
troisième partie de la série de son lit d'hôpital alors que Tugnutt
faisait littéralement don du match aux Bruins. Le lendemain, Roy
demanda aux médecins si l'opération pouvait être reportée d'une journée,
on le mit sous observation et le lendemain matin, à la grande surprise des
médecins, la bactérie était moins virulente et on lui accorda sa sortie de
l'hôpital, quoiqu'il devait être suivi de très près par l'équipe médicale
du Canadien. La douleur était terrible, et ce soir là, il eu
besoin d'aide pour enfiler son uniforme, cependant, aussitôt de retour sur
la glace, rien n'y paru... il repoussa 39 lancers pour permettre au
Canadien de créer l'égalité dans la série. À son retour au
vestiaire, la douleur était toujours aussi persistante, il fut renvoyé à
l'hôpital ou on lui injecta une autre forte dose d'antibiotique et le
lendemain matin, les tests révélaient que la situation ne s'était pas
aggravée, c'est ainsi que Roy fit le voyage pour Boston toujours suivi de
près par l'équipe médicale. On devenait de plus en plus inquiet de
son état de santé, il était malade et faible et il avoua plus tard que
lorsqu'il était dans le vestiaire avant le match, ce sont les cris de la
foule qui l'avait raplombé et motivé. il fut tout simplement
magistrale ce soir là, repoussant 60 des 61 lancers des Bruins dans une
victoire de 2-1 en prolongation... c'était tout ce qui lui restait en
réserve, les Bruins allaient profiter d'un Roy gravement affaibli pour
remporter les matchs six et sept et il allait être opéré dans les jours
qui suivirent... c'était la dernière série éliminatoire que Roy joua pour
le Canadien même si personne ne s'en doutait à ce moment.
La saison 94-95 fut marquée par un arrêt de
travail et Roy en profita pour représenter le Québec au défi 4 contre 4
organisé par la NHLPA. Lorsqu'on reprit les activités dans la LNH,
on mit en place un court
calendrier de 48 parties... le Canadien ne se mit jamais en marche,
performances moyennes de Roy et une défensive qui accumulait les erreurs.
Une bagarre dans le vestiaire survint entre Roy et Mathieu Schneider entre
deux périodes lors d'un match, quelques semaines plus tard, Schneider
était échangé aux Islanders de New York, Le directeur général Serge Savard
fit l'acquisition de Pierre Turgeon, Vladimir Malhakov et Mark Recchi,
mais il était trop tard pour ramener l'équipe sur le droit chemin... le
Canadien ratait les séries pour la première fois en 25 ans. La
saison suivante, les partisans étaient anxieux de voir comment l'équipe
rebondirait, après un très mauvais début de saison où le Canadien perdait
ses quatre premiers matchs par de grosses marges, Serge Savard et Jacques
Demers étaient remerciés de leurs services. Une défaite plus tard,
on annonça la nomination de Réjean Houle et Mario Tremblay pour combler
les postes vacants, nomination qui en surpris plus d'un. L'équipe
revint sur le droit chemin, mais la relation entre Roy et Tremblay
s'envenimait au fil des semaines. Tremblay voulait diriger son
équipe à la dur comme le faisait autrefois Scotty Bowman, alors que Roy
était habitué au privilèges que Demers lui accordait. Difficile
d'expliquer le geste de Mario Tremblay qui a mené au dernier match de
Patrick Roy avec le Canadien le 2 décembre 1995,
après tout, avant ce fameux match, Roy avait une fiche de douze victoires,
trois défaites et un match nul sous les ordres de Tremblay... alors
pourquoi? une guerre d'ego sortait de Montréal sa dernière grande
vedette depuis Guy Lafleur.
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