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Roy, en compagnie de Mike Keane débarquait
au Colorado, une équipe jeune et talentueuse mais qui n'avait pas remporté
une seule série éliminatoire depuis 1987 ... ironiquement,
l'avalanche était en fait les Nordiques de Québec, éternels rivaux de Roy et du
Canadien, qui avaient été déménagé quelques mois plus tôt à Denver.
Roy fut accueilli en héros à Denver et les attentes étaient grandes, après
quelques matchs le temps de s'habituer à sa nouvelle équipe et Patrick Roy
avait retrouvé tout son aplomb. Le 5 février 1996 marquait le premier
affrontement entre Roy et son ancienne équipe alors que le Canadien
s'amenait à Denver, Roy repoussa 37 des 39 tirs du Canadien et
l'Avalanche remporta le match 4-2... à la fin du match, en signe de
victoire, Roy prit la rondelle et la lança en direction de Mario Tremblay
qui quittait la patinoire. Durant son passage au Colorado, Patrick
Roy
cumulera une fiche globale de 8-1-2 contre le Canadien. Deux
semaines plus tard, Roy remportait sa 300e victoire en carrière en battant
les Oilers d'Edmonton. Le 22 mars le cauchemar semblait se répéter
alors que Roy allouait cinq buts avant d'être retiré du match et les Wings
lessivaient l'avalanche 7-0.
Pour la première fois en neuf ans, la
concession nordiques/avalanches remportait finalement une série
éliminatoire, les Canucks de Vancouver furent leur victime. Vint
ensuite la série contre les Black Hawk de Chicago mené par Belfour,
Roenick et Amonte, c'est dans cette série que Roy fit une déclaration dont
on parle encore aujourd'hui. Après avoir été accroché lors d'une
échappé vers Roy, l'arbitre n'accorda pas de lancé de pénalité à Jeremy Roenick, et ce dernier déclara en conférence de presse qu'il aurait
probablement battu Roy. Lorsqu'on demanda à Roy ce qu'il pensait des
propos de Roenick, Roy répondit; " I can't really hear what Jeremy says,
because i got my two Stanley Cup Rings plugged in my hears ", autre
déclaration arrogante qui fit bien rigoler la galerie. Après s'être
débarrassé des Hawks, les redoutables Wings étaient les prochains
adversaires, ceux là même qui était en partie responsable du départ de Roy
de Montréal. Cette année là, les Wings étaient grand favoris pour
remporter la Coupe Stanley, gagnant un total de 62 rencontres, un
record... les Wings avaient terminés au premier rang du classement général
avec 24 points de plus que leur plus proche poursuivant, les Flyers de
Philadelphie. L'Avalanche remporta le premier match en prolongation
et lors de la conférence de presse lorsque l'on demanda à Roy s'il était
satisfait d'avoir réussi à remporter un match à Detroit, il déclara que
l'avalanche ne s'était pas déplacé à Detroit pour remporter un match, mais
bien les deux... et c'est ce qui arriva. L'impensable arriva lorsque
l'Avalanche élimina les Red Wings lors du 6e match, la fièvre du hockey
était telle à Denver que la popularité de Roy dépassait celle du quart
arrière John Elway des Broncos. Formalité en finale de la Coupe
Stanley alors que le Colorado éliminait la Floride en quatre matchs, Roy
terminant cette finale avec un blanchissage de 63 lancers se terminant 1-0
en 3e période de prolongation... celui que plusieurs croyaient en déclin à
Montréal venait de remporter une Coupe Stanley avec une équipe qui n'avait
pas remporté une seule série lors des huit années précédentes. Roy allait
plus tard déclarer que l'Avalanche avait remporté l'échange, que Bob Gainey et Larry Robinson lui avait appris qu'à chaque année, il
fallait viser la Coupe Stanley et non seulement de faire les séries comme
Tremblay et Houle s'était donné comme mandat.
La saison suivante allait être
exceptionnelle, Roy remportait 38 victoires et le Colorado terminait au
premier rang au classement général... après avoir participé au match des
étoiles, il recevait des votes pour le Vezina et le Hart et était nommé
athlète de l'année à Denver. Cirque médiatique le 5 mars, alors que
Roy revenait à Montréal pour la première fois depuis son échange, le
centre Molson digne successeur du forum vit l'avalanche écraser le
Canadien 7-3. En séries cependant, les Wings prirent leur revanche
en finale de Conférence et remportait finalement la première de deux Coupe
Stanley consécutives. Cette rivalité Colorado-Detroit allait devenir
la plus redoutable dans la LNH, et à chaque printemps, on attendait
impatiemment cette confrontation, au total, Roy affronta les Red Wings à
cinq occasions en séries, l'emportant à trois reprises.
1998, marquait la première apparition des
joueurs de la LNH aux Olympiques, et Roy fut désigné en tant que numéro un
de l'équipe Canada qui allait se présenter à Nagano. Malgré de très
bonnes performances de Roy, l'équipe canadienne en panne offensivement
s'inclina lors du match de la médaille de bronze et termina quatrième...
Roy termina avec une moyenne de 1.46 et un pourcentage d'arrêt de .935.
Cette année là en série, c'est une équipe plus ou moins motivée qui se
présenta, l'Avalanche ayant dix joueurs qui avaient participaient aux
olympiques, subissaient l'élimination en première ronde contre les Oilers
après avoir pris les devants 3-1 dans la série. Les saisons 99 et 2000
allaient être frustrantes, malgré de bonnes saisons régulières,
l'Avalanche s'inclina à deux reprises contre les Stars de Dallas en finale
de la conférence Ouest alors que l'Avalanche ne réussit pas à se rendre en
finale malgré une moyenne de but accordé en séries de 1.79 de Roy en 2000. La saison 2000-2001 allait probablement être
la plus satisfaisante dans la carrière de Patrick Roy, le tout commença le
17 octobre alors qu'il remportait sa 448e victoire et devenait le meneur à
ce chapitre dans l'histoire de la LNH. il participa au match des étoiles
et termina la saison avec 40 victoires pour la première fois de sa
carrière. En séries éliminatoires, il fut tout simplement sublime
contre St-Louis et New Jersey alors que ses performances firent oublier l'absence
de Forsberg. Tirant de l'arrière 3-2 dans la série finale et se
rendant au New Jersey pour le match numéro six, Roy sauva le match en
première période alors que les Devils dominaient outrageusement et que
l'Avalanche accumulait les pénalités, blanchissage de 4-0 et l'avalanche
retournait à Denver et remportait la Coupe Stanley en sept parties... une
quatrième pour Roy et il ajoutait un troisième trophée Conn Smythe, le
seul a l'avoir fait dans l'histoire.
En 2001-02, Patrick Roy allait connaître la
meilleur saison de sa carrière, malgré de nombreuses blessures aux joueurs
clés de l'Avalanche, il cumula une moyenne de but accordé de 1.94 et
pourcentage d'arrêt de .925, l'Avalanche s'inclina en finale de conférence
contre les Wings de Detroit. Roy allait terminer 3e au scrutin pour
le trophée Hart et Lester Pearson, 2e pour le Vezina, mais était malgré
tout nommé sur la première équipe d'étoiles de la LNH en plus de remporter
un cinquième trophée Jennings... son refus de représenter le Canada aux
olympiques de 2002 lui mis à dos certains représentants de la presse écrite
canadienne, ceux là même qui votent la remise des trophées. Au début
de la saison 2002-03, Roy savait déjà que celle-ci allait être sa
dernière, il se garda toutefois d'en faire part aux médias. Malgré une
élimination hâtive cette année là, Roy connaissait encore une saison
formidable, mettant fin à une superbe carrière alors qu'il était toujours
parmi la crème des gardiens de but de la ligue, étant même nommé joueur de
la semaine à deux reprises lors des trois derniers mois de sa carrière
dans la LNH. Le 28 mai 2003, à la veille de la finale de la Coupe Stanley 2003 entre
New Jersey et Anaheim, l'Avalanche convoquait une conférence de presse et
Roy annonçait son retrait définitif de la compétition.
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