|
1985-86 - Des débuts Prometteurs |
|
|---|---|
|
Le 9 juin 1984, le Canadien de Montréal
allait se servir de leur 4e choix (3e ronde) L'entraîneur des gardiens de buts, François Allaire, le pris sous son aile et l'aida à peaufiner un peu sa technique. Son style peu orthodoxe laissait le personnel d'entraîneurs perplexe, à l'époque, Pelle Lindberg des Flyers de Philadelphie représentait l'exemple à suivre avec son style debout. Le style papillon papillon préconisé par Roy n'avait pas été tenté régulièrement depuis Glenn Hall et on tenta de modifier le style de Patrick Roy, ce dernier refusa prétextant que le style papillon allait convenir parfaitement au hockey de la LNH qui se développait et où le gardien était voilé de plus en plus... il était prêt à vivre ou mourir avec sa décision. Autre facette de son jeu que l'on voulu changer, ses sorties hors du filet... Jacques Plante alors dans l'entourage de l'équipe tenta de modifier la façon dont Roy sortait de ses filets, mais Roy refusa de changer sa technique ce qui mena à un argument entre les deux hommes, Plante suggéra alors aux entraîneurs d'utiliser un autre gardien car le jeune ne ferait jamais rien de bon. Steve Penney était alors très aimé des partisans et de ses coéquipiers, responsable de la superbe poussée en séries de 1984 qui allait se terminer en finale de conférence contre les Islanders de New-York, c'est pourquoi lorsque que Roy écarta Soetaert du rôle de second et ensuite Penney en tant que numéro un, ce ne fut pas sans déranger un peu quelques joueurs dans le vestiaire. De plus, le jeune avait des habitudes assez surprenantes, pour ne pas dire bizarre; il bougeait la tête sans cesse comme un poulet, nettoyait le devant de son filet avec son bâton et frappait ses jambières sans arrêts lors des arrêts de jeu. Un peu plus tard dans la saison, au début de chaque match, il se dirigeait vers la ligne bleue, se retournait vers son filet pendant quelques seconde avant de foncer au but, il disait alors visualiser le filet plus petit, ce qui le rendait plus facile à défendre, il a d'ailleurs poursuivi ce manège jusqu'au dernier match de sa carrière... ensuite, il racontait que les poteaux des buts étaient ses amis et qu'il leur parlait.
Le Canadien termine la saison régulière avec 87 points, bon pour la 2e place de la division Adams derrière les Nordiques de Québec... mais Boston suit de très près avec 86 points et Hartford, 84. Mario Tremblay est gravement blessé et ne participera pas aux séries et on doute de la capacité de Patrick Roy de battre les Bruins de Boston en première ronde, ce dernier ayant terminé la saison avec une moyenne de buts accordés de 3.35... on chuchote même que Penney, qui a déjà l'expérience des séries, pourrait commencer le premier match, cependant ce dernier était encore ennuyé par une blessure. C'est probablement Larry Robinson qui est à l'origine du déclenchement des performances beaucoup plus constantes de Roy, à l'aube des séries, il calma le jeune gardien lui suggérant de ne pas trop en faire, couper le mauvais but par match qu'il avait l'habitude de donner serait suffisant pour que le Canadien puisse battre l'adversaire. Personne ne voyait alors le Canadien comme un aspirant sérieux à la Coupe Stanley, les experts suggérant même que Roy représentait la faiblesse du bleu blanc rouge, ce qui ne fit que motiver Roy encore plus... les aspirants étaient alors Edmonton, Philadelphie et Washington, les Islanders de leur côté demeuraient une menace constante. Le Canadien allait aussi pouvoir compter sur une autre recrue qui rejoignit l'équipe en fin de saison, Claude Lemieux, ce dernier se lia vite d'amitié avec Roy. C'est finalement Roy qui fut envoyé devant les filets lors du premier match de la séries trois de cinq contre les Bruins, le Canadien fut expéditif, éliminant leurs éternels rivaux en trois matchs, Roy accordant seulement 6 buts. Ils rencontrèrent ensuite les Whalers de Hartford qui avait éliminé les champions de la division Adams, les Nordiques de Québec. Une série poussée à la limite de 7 matchs se terminant sur un but dramatique de Claude Lemieux en prolongation au forum de Montréal sous les cries de joie de Mario Tremblay devenu commentateur pour l'occasion.
Le Canadien perdait le premier match de la finale à Calgary et cette défaite allait être la dernière de la saison, lors du second match, Brian Skrudland, une autre recrue marquait à 9 secondes du début de la prolongation, un record, pour permettre au Canadien de créer l'égalité dans la série. De retour à Montréal, deux autres victoires et une superbe performance de Roy dans le match numéro quatre alors que le Canadien se sauvait avec une victoire de un à zéro... cette performance de Roy permettait au Canadien de retourner à Calgary en avance trois à un dans la série au lieu d'une égalité de deux à deux. Lors du dernier match, le Canadien pris vite une option sur la victoire et après deux périodes de jeu, Montréal menait quatre à un. Dans un effort suprême des Flames, ces derniers marquaient deux fois en fin de match pour se rapprocher à un seul but et Roy y alla ensuite d'un arrêt tout simplement exceptionnel avec quatorze secondes à faire au match... le Canadien était champion! Le gardien numéro trois au camp d'entraînement, celui dont on moquait les manies, celui là même que Mario Tremblay aimait embêter et dont on questionnait les capacités à remporter un match en séries éliminatoires à peine deux mois plus tôt, ce gardien devenait le plus jeune joueur de l'histoire à remporter le trophée Conn Smythe remis au joueur le plus utile des séries.
Pour une visualisation optimale utilisez le navigateur Internet Explorer 6 ou plus récent / Résolution 1280 X 960 Tous droits réservés - © prohockeyfr 2005 / les logos et uniformes sont la propriété des équipes de la NHL. |
|
![]() |
|
| Biographie | |
| Ses Débuts en 1985-86 | |
| Avec le Canadien | |
| le 2 décembre 1995 | |
| Au Colorado | |
| Statistiques | |
| Accomplissements | |
| Sa carrière en Photos | |
| Roy dans les médias | |
| Retraite et réactions | |
| Cartes Sportives | |
|
|